LA MACHINE
Fausses fenêtres sur l'éternité
Vous vous rappelez à quel point la vie était lente, autrefois, quand vous n'aviez pas plus de cinq ou dix ans? Des après-midi qui n'en finissaient pas, des semaines aussi interminables que des mois, des années monumentales comme des siècles. Quand les grandes vacances arrivaient, c'était la promesse d'un été dont on ne verrait jamais la fin. On en revenait étourdi comme d'un voyage autour du monde, mais à la rentrée, la lenteur des jours recommençait de plus belle, l'inertie de la vie respirait le même ennui. La vraie vie était ailleurs. On se disait: Vivement que je sois grand! Et finalement, à un moment, c'est arrivé.
Vers treize ou quatorze ans, tout a commencé à aller plus vite. Les séquences se sont raccourcies, le temps de l'existence s'est calé sur son véritable rythme, celui du monde, comme si votre horloge s'était remise à l'heure juste. Et cette sensation de coïncider pleinement avec les durées ne vous a plus quitté pendant une quinzaine d'années: vous étiez à la bonne cadence, débordant d'énergie, avec toute la vie devant vous pour réaliser vos rêves. Mais à un moment, un peu avant trente ans, les journées, pleines à craquer de toutes vos performances, ont commencé à vous paraître trop brèves. Et petit à petit, ça s'est aggravé.
À quarante, vous avez vu les semaines se succéder aussi vite que des jours. À cinquante, ce sont les mois qui se sont mis à filer comme des flèches. Et à partir de soixante, c'est le compteur des années qui s'est emballé: soixante-dix, quatre-vingts, plus le temps vous entraînait dans sa course, et plus il gagnait en accélération.
Puis, un jour, vous êtes mort: si vite que vous ne vous êtes pas vu traverser le miroir. D'un coup, votre esprit s'est trouvé comme aspiré de l'autre côté et projeté dans un bain de photons ...
extrait d'un texte de Pierre-Marc de Biasi -Revue Médium n°60
- Détails
Cérémonie du souvenir 8 mai 2006
Format DV PAL
2006_8mai-change.mp4
voir sur peertube.mesnumeriques.fr
- Détails
Cette Voie Verte est aménagée sur l'emprise d'une ancienne voie ferrée désaffectée.
Samedi 18 septembre 2010, la voie verte de Nolay a été officiellement inaugurée en présence des personnalités locales.
Le traditionnel coupé de ruban s’est déroulé sur le viaduc de Cormot, l’un des 12 ouvrages d’art qui jalonnent le circuit .
- Détails
Jean MONNOT, enfant d’Epertully, est né le 16 mars 1931 au Creusot.
Son père Lucien MONNOT, originaire de Saint-Gervais-sur-Couches était cultivateur à Epertully, sa mère Cladie CHARLOT - Maria - était d’origine morvandelle, elle tenait le café et l’épicerie du village, situés face à la mairie et à l’école.
Jean MONNOT a notamment vécu, à Epertully, les années d’avant-guerre, la guerre et l’après-guerre.
il raconte la vie du village, les libre-penseurs, le café, l'occupation ...
captation réalisée en 2020 - JC Charles - T. Motot
2020_JeanMonnot.mp4
- Détails
GEFANG - Témoignages d'anciens combattants prisonniers de guerre 1939-45
épisode 3 : MARCEL GILBERT
"... Même le vainqueur, j'sais pas bien ce qu'il a gagné... Qu'est ce qu'on a gagné,nous ? les allemands, ils avaient perdus et finalement ils étaient mieux que nous... et les 2 fois, entre nous: on a gagné en14 et qu'est ce qu'on avait gagné ? et eux pareil... Disons qu'ils étaient bien plus en forme pour nous foutre sur la gueule en 39.
La guerre c'est un petit commerce, quoi. un commerce c'est un commerce. Elle se fait toujours d'ailleurs..."
- Détails
GEFANG - Témoignages d'anciens combattants prisonniers de guerre 1939-45
épisode 4: Charles NOUVEAU
"...Mes enfants, n'oubliez jamais cette période douloureuse de notre histoire. Que les guerres soient bannies à tout jamais. Que les peuples d'Europe se connaissent mieux afin de s'entendre et de résoudre en commun, sans conflits, les rancoeurs et les différents qui les opposent..."