Mot de passe perdu  

Le "bien-être", une notion floue ...

Depuis plusieurs années La Miviludes* (la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires)s'inquiète de l'explosion du nombre des médecines ou pratiques dites "alternatives".

Selon son rapport 2017, ces salons, où certains charlatans font la promotion de leur activité, se multiplient.
"Le public […] est séduit par l’argument de la solution alternative et « naturelle » loin du système de soin institutionnel et de l’industrie, sans être conscient ou voulant ignorer qu’il existe aussi dans les propositions dites alternatives une logique commerciale", explique la Miviludes.
Celle-ci évoque par ailleurs "la multiplication des […] ouvertures de cabinets, instituts ou centres de médecine alternative", et estime que la documentation relative au secteur du "bien-être" est encore trop rare.
"Au-delà du risque sectaire, il y a bien un enjeu de santé publique", conclut la Miviludes.

 Source:
https://www.francetvinfo.fr/sante/psycho-bien-etre/alerte-aux-derives-sectaires-dans-le-domaine-de-la-sante_2676880.html

*La Miviludes est une mission interministérielle instituée auprès du Premier ministre par décret présidentiel du 28 novembre 2002.

  • Elle mène une action d’observation et d’analyse du phénomène sectaire à travers ses agissements attentatoires aux droits de l’homme, aux libertés fondamentales et autres comportements répréhensibles
  • Elle coordonne l’action préventive et répressive des pouvoirs publics à l’encontre des dérives sectaires et contribue à la formation et l’information de ses agents.
  • Elle informe le public sur les risques voire les dangers auxquels il est exposé et facilite la mise en œuvre d’actions d’aide aux victimes de dérives sectaires.

voir le Rapport annuel d'activité 2016-2017:
https://www.derives-sectes.gouv.fr/sites/default/files/publications/francais/rapport_miviludes_2017_web_v2_0.pdf

Dix conseils pour se protéger de la dérive sectaire

5 bonnes questions

  • Le praticien promet-il la résolution de tous les problèmes rencontrés grâce à une méthode « novatrice et révolutionnaire » ?
  • Le praticien qualifie-t-il mon enfant de « spécial » ou d’« exceptionnel » ?
  • Le praticien critique-t-il ce qu’il nomme la « médecine conventionnelle » et le recours aux médicaments ?
  • Le praticien critique-t-il ma famille, mes amis ou encore les services de l’État en charge de la santé ?
  • Le praticien me propose-t-il à moi, ou à d’autres membres de la famille, de suivre également une thérapie avec lui ?

5 bonnes réactions

  • Se méfier des solutions « miracle », souvent coûteuses, et/ou impliquant des séances nombreuses et rapprochées.
  • Être attentif à tout changement important de comportement de l’enfant ou d’un proche.
  • Ne pas s’isoler, ni isoler l’enfant dans une relation exclusive avec le « praticien ».
  • En parler autour de soi et auprès des pédiatres, médecins, et autres professionnels de santé.
  • En cas de doute, ne pas attendre qu’il soit trop tard pour interroger la Miviludes : www.derives-sectes.gouv.fr ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

Différences entre la médecine conventionnelle et les pratiques de soins non conventionnelles (PSNC)

La médecine « conventionnelle » s’appuie sur des traitements qui ont obtenu une validation scientifique

  • soit par des essais cliniques
  • soit parce qu’ils bénéficient d’un consensus professionnel fort obtenu avec l’accord et l’expérience de la majorité des professionnels de la discipline concernée.

Dans la très grande majorité des cas, les pratiques de soins non conventionnelles n’ont pas fait l’objet d’études scientifiques ou cliniques montrant leurs modalités d’action, leurs effets, leur efficacité, ainsi que leur non dangerosité.

Ces pratiques sont très diverses : ostéopathie, chiropraxie, méditation, hypnose, mésothérapie, auriculothérapie, biologie totale, lypolyse, acupuncture/ moxibustion, homéopathie, biorésonance, phytothérapie, thérapie nutritionnelle, réflexologie, naturopathie, aromathérapie, hypnothérapie, sophrologie, thermalisme psychiatrique, jeûne, massages, qi gong, tai-chi etc.

Les PSNC se développent parallèlement à la médecine « conventionnelle », en France et partout dans le monde. Elles sont également en progression dans le champ du bien-être, de la nutrition et de l’apparence esthétique.

sources
https://fr.wikipedia.org/wiki/M%C3%A9decine_non_conventionnelle
https://www.allodocteurs.fr/actualite-sante-therapies-complementaires-l-academie-de-medecine-exprime-ses-reserves-_9743.html

Qui peut dispenser des soins en France ?

L’exercice des professions médicales et d’auxiliaires médicaux est encadré par le code de la santé publique (CSP). Les professionnels de santé sont titulaires d’un diplôme, certificat ou titre mentionné dans le même code qui sanctionne des études dont le programme est validé par le ministère de la santé et/ou le ministère de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur.

Tous les professionnels de santé doivent être inscrits au registre partagé des professionnels de santé (RPPS), pour les professions médicales ou au fichier ADELI pour les autres professions.

L’exercice de la médecine est réservé aux seuls médecins. Ceux-ci doivent être inscrits au tableau du Conseil de l’ordre des médecins. Le public peut vérifier cette inscription sur le site du Conseil national de l’ordre des médecins (CNOM). Les chirurgiens-dentistes et les sages-femmes exercent une profession médicale à compétence limitée. Ils sont inscrits auprès de leurs Ordres respectifs.
(article L.4111-1 et L.4112-1 du code de la santé publique)

Toute personne qui, sans être médecin - ou hors de leur sphère de compétences pour les chirurgiens-dentistes, les sages-femmes et les biologistes-médicaux - prend part à l’établissement d’un diagnostic ou d’un traitement de maladies, réelles ou supposées, par acte personnel, consultations verbales ou écrites, exerce illégalement la médecine.

Des sanctions (2 ans d’emprisonnement et 30 000 euros d’amende) sont encourues pour l’exercice illégal de la profession de médecin, de chirurgien-dentiste, de sage-femme ou de biologiste-médical.
(article L.4161-1 et L.4161-5 du code de la santé publique)

 

source:
https://solidarites-sante.gouv.fr/soins-et-maladies/qualite-des-soins-et-pratiques/securite/article/les-pratiques-de-soins-non-conventionnelles

Qu'est ce qu'une Pseudoscience ?

 

La pseudoscience1 ou pseudo-science2 (du grec ancien : ψευδἡς : « faux, trompeur3, mensonge4 » et du latin : scientia : « savoir ») est une connaissance ou une discipline qui est présentée sous des apparences scientifiques ou « faussement attribué[e] à la science », mais qui n'en a pas la démarche, ni la reconnaissance.
Elle se situe en opposition à la science.

Le terme de « pseudoscience » est souvent utilisé pour dénoncer la tromperie autour de certaines connaissances, c'est-à-dire ceux qui les présentent utilisent, sciemment ou non, des termes et des démarches qui semblent scientifiques ou logiques dans le but de s'attribuer le crédit que la science possède. Ils utilisent parfois un langage et des axiomes scientifiques, mais ne respectent pas les critères de la méthode scientifique, tels les principes intangibles de réfutabilité, de non-contradiction et de reproductibilité.

 

source wikipedia
en savoir plus : https://www.pseudo-sciences.org/

 

Instrument du début du XXe siècle conçu par Franciszek Rychnowski afin de mesurer les radiations d'une « énergie cosmique ».

Ce sont des pseudo-sciences:

La sophrologie

La sophrologie est une approche de développement personnel1,2 qui s'intéresse à l'étude de la conscience individuelle dans une démarche phénoménologique et qui vise à tenir compte de l'histoire de chacun3.
Cette méthode est parfois comparée à l'hypnose4 ou qualifiée de psychothérapie5,6,7,8, de méthode de relaxation5,9,10,11,12, voire de médecine alternative13.
De multiples écoles et pratiques sont apparues depuis la fondation en 1960 de la sophrologie par Alfonso Caycedo.

Sans efficacité thérapeutique prouvée, la sophrologie n'est pas « une activité thérapeutique à promouvoir » pour les autorités médicales en France et a une « quasi-absence de crédibilité [auprès de] la communauté médicale » en 2013, d'après le CIPPAD4.
Elle est donc considérée comme une pseudo-science.

Source:
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sophrologie

Emblème et devise de la sophrologie caycédienne.

L'acupuncture

L'acupuncture ne s'est pas construite sur le savoir scientifique moderne et ses fondements sont considérés comme relevant de la pseudo-science. Cependant, des travaux réalisés depuis les années 1990 par des équipes de chercheurs tendent à montrer une efficacité discutée, avec des mécanismes neuropsychologiques avérés (effet placebo), ou neurophysiologiques réels, indiquant une efficacité notamment dans le traitement de la douleur.

Elle aurait pu être définitivement oubliée, lorsqu’elle connut brusquement, en 1949, un renouveau en conséquence directe de la révolution communiste et de la naissance de la République populaire de Chine. Le président Mao Tsé-toung poussa, en effet, à la renaissance de la médecine traditionnelle chinoise, qui ne comprenait pas seulement l’acupuncture, mais aussi la médecine par les plantes ainsi que d’autres thérapies.
Les raisons de cette décision étaient en partie d’ordre idéologique, dans la mesure où il voulait renforcer le sentiment de fierté nationale en mettant à l’honneur la médecine chinoise. Cependant, sa prise de position lui avait été aussi dictée par la nécessité. Il avait promis que des soins médicaux peu coûteux seraient accessibles à tout le monde que ce soit dans les zones urbaines ou rurales, programme qui ne pouvait être rempli qu’en s’appuyant sur les « médecins aux pieds-nus » et sur le réseau des guérisseurs traditionnels.
Mao ne se souciait pas de savoir si la médecine chinoise traditionnelle était efficace ; son objectif était seulement de satisfaire les masses en tenant ses promesses. En fait, son médecin personnel, Zhisui Li, a écrit une biographie, intitulée La vie privée du président Mao, dans laquelle il rapporte cette déclaration du dirigeant chinois : « Bien que je pense nécessaire de mettre en avant la médecine chinoise, je n’y crois pas, personnellement. Je ne me sers pas de remèdes chinois. » [...].

Source:
https://www.pseudo-sciences.org/spip.php?article2460

La reflexologie

La réflexologie est une pratique se présentant comme thérapeutique et utilisant le massage.
Elle repose sur le précepte pseudo-scientifique que chaque organe, partie du corps ou fonction physiologique correspondrait à une zone ou un point sur les mains, les pieds ou les oreilles. Selon ses praticiens, un toucher spécifique sur ces zones permettrait ainsi de localiser et dissiper les tensions afin de rétablir l'équilibre du corps.
Néanmoins, l'idée qu'il existerait des voies réflexes entre une aire donnée du pied, de la main ou de l'oreille, et un organe particulier est une croyance sans fondement biologique.
À ce jour, les essais cliniques ne démontrent d'ailleurs aucune efficacité propre de la réflexologie, tant sur le plan diagnostique que thérapeutique1.
Elle est aussi efficace que le simple repos. Aucun indice ne montre non plus que des séances régulières de réflexologie joueraient un rôle préventif.

source wikipédia

 

Exemple de zones de la main correspondant prétendument à différentes parties du corps numérotées en réflexologie

La lithothérapie


La lithothérapie est une médecine non conventionnelle qui dit soigner par le biais des cristaux (cristal de roche, améthyste, citrine, aigue-marine, rubis, turquoise, etc.). Ses promoteurs soutiennent que les cristaux émettent naturellement une « résonance » ou une « vibration » singulière qui serait capable d'améliorer le bien-être de la personne à son contact ou à proximité.

Il n'y a pas de preuves scientifiques de l'efficacité de cette thérapie ou de l'existence d'une énergie spécifique aux cristaux.
La lithothérapie est actuellement considérée comme une pseudo-science

https://fr.wikipedia.org/wiki/Lithoth%C3%A9rapie

Bracelet de pierres gemmes auxquelles les tenants de la lithothérapie prêtent des vertus curatives.

Voyance


La voyance est une prétendue capacité divinatoire à percevoir une information dans l'espace et dans le temps en dehors de l'usage des cinq sens, par perception extrasensorielle.

La personne qui aurait cette capacité est généralement appelé voyant(e) et propose des consultations payantes à des clients en attente de révélations afin de connaître ou de préparer leur avenir. La voyance est considérée comme une pseudo-science mais reste une activité populaire et lucrative.

Les élixirs floraux de Bach


Les élixirs floraux de Bach, parfois désignés simplement sous les noms de fleurs de Bach ou de remèdes de Bach, sont des macérations alcooliques de plantes, dits "élixirs floraux", réalisés à partir des fleurs de trente-sept espèces de plantes, auxquelles s'ajoute l'eau de roche, ce qui donne donc 38 « élixirs » au total. Par extension, ils désignent la pratique à visée thérapeutique qui les utilise, conceptualisée entre 1928 et 1936 par le Dr Edward Bach, médecin et homéopathe anglais.

La conception de cette pratique repose sur la croyance qu'à chaque état psychologique négatif défini correspondrait une espèce de plante, selon un choix intuitif d'Edward Bach ne reposant pas sur la méthode expérimentale. Par ailleurs, le classement qu'il établit en sept états psychologiques négatifs, comprenant trente-huit sous-états psychologiques négatifs, est lui aussi arbitraire et ne repose sur aucune étude empirique.

L'utilisation des élixirs floraux de Bach est d'emblée une pratique infondée, car ses concepteurs et ses promoteurs n'ont jamais apporté d'éléments de preuve de l'efficacité thérapeutique qu'ils affirment. De plus, a posteriori, aucune étude scientifique n'a montré de preuve d'une quelconque efficacité. Elle est donc considérée comme une pseudo-médecine et sa promotion en tant que thérapie efficace relève de la pseudo-science.

Élixir floral d'Aigremoine.

Ce sont des pseudo-sciences avec un risque avéré de dérive sectaire:

Reiki


Le reiki (靈氣, 霊氣 ou 霊気?, [ˌreɪki]) est une méthode de soins non conventionnelle d'origine japonaise, fondée sur des soins dits « énergétiques » par imposition des mains. Elle a été fondée par le japonais Mikao Usui à la suite d’une révélation mystique qui l’aurait conduit à la fin du XIXe siècle à recevoir les « clefs de la guérison »1.

L'efficacité du reiki2,3,4 est étudiée par la communauté scientifique, qui considère la pratique dans l'ensemble comme une pseudo-médecine ou comme une pratique dont l'efficacité n'est pas concluante5,6,7,8.

Face à un risque avéré de dérive sectaire, la « nébuleuse » du reiki est placée sous observation par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires1.


Access Bars

L'Access Consciousness Bars est une prétendue pratique thérapeutique promettant "une santé et une aisance totale et la joie avec notre corps"
Inventée en 1995 par Gary Douglas, un Américain qui a été en relation étroite avec des membres de l'Eglise de scientologie, la pratique est arrivée en France autour des années 2010 et prend de l'ampleur depuis les années 2015.

En pratique, il s'agit pour le "thérapeute" de placer ses doigts sur l'un des 32 points situés symétriquement autour du crâne pour "activer" différentes barres : celle de la sexualité, de l'argent, du pouvoir, de la conscience, de la guérison, mais aussi des tunnels de l'espace et du temps, de la "réactivation", du "toasteur du vieillissement", etc.
Si cette prétendue thérapie ne repose sur aucune étude scientifique sérieuse, elle a en revanche fait l'objet d'une cinquantaine de signalements et témoignages auprès de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) ces deux dernières années. Certains décrivent comment des disciples se sont subitement coupés de leur entourage, d'autres décrivent leur ruine financière après avoir investi des milliers d'euros.

 Source:
Access Bars, une pseudo-thérapie aux dérives inquiétantes
https://www.lexpress.fr/actualite/societe/sante/access-bars-une-pseudo-therapie-aux-derives-inquietantes_2067006.html

EN SAVOIR PLUS

 Fondée en 1993, la Collaboration Cochrane est une organisation internationale, indépendante à but non lucratif, qui a pour but d’apporter des informations actualisées de haute qualité sur l’efficacité des interventions en santé. Elle regroupe à ce jour plus de 28 000 collaborateurs (professionnels de santé, chercheurs et patients) dans 100 pays dans le monde.
La Collaboration Cochrane produit et diffuse des revues systématiques sur l’évaluation des interventions en santé, qui sont publiées mensuellement en ligne dans la Bibliothèque Cochrane (The Cochrane Library)
https://france.cochrane.org/

Médecines douces - Info ou intox ?

Simon Singh et Edzard Ernst. Cassini, 2014, 406 pages, 22 €

Note de lecture de Martin Brunschwig

En fait, la démarche des auteurs est assez simple (et donc, d’autant plus convaincante) : leur idée, soulignée par cet exergue, est que la médecine a trouvé un jour des moyens de s’évaluer, de savoir enfin si un traitement est efficace ou non. Quel progrès, quelle révolution ! À partir de là, il n’y a plus vraiment de médecine « conventionnelle » ou « alternative » : ce qui paraissait conventionnel à une époque, comme les saignées, a pu s’avérer inefficace, voire dangereux et a été abandonné ; ce qui peut paraître alternatif à un moment donné, comme manger des oranges ou des citrons pour soigner le scorbut devient alors « conventionnel ». De nos jours aussi, n’importe quel traitement un peu « bizarroïde » (le yoga, le millepertuis en phytothérapie…) pourra être adopté par la médecine dès lors que les preuves de leur efficacité auront été faites selon les méthodes fiables élaborées depuis un peu plus de deux cents ans. Et on peut également revenir sur des idées « conventionnelles » qui paraissaient établies, comme ce fut le cas pour les ulcères, dont on a découvert, il n’y a pas si longtemps, qu’ils étaient dus à une bactérie et non au stress.

Les choses ne sont pas si simples ? Elles devraient l’être, assurément, et les auteurs trouvent d’ailleurs une solution aussi fondamentale que géniale : « la solution serait sûrement d’imposer aux médecines alternatives les mêmes normes de haut niveau que doit respecter la médecine conventionnelle ». Effectivement ! Comment se fait-il qu’il y ait ainsi deux poids deux mesures ?

Le public ignore très largement que les médecines alternatives sont en grande partie évaluées, et qu’un nombre infime d’entre elles ont prouvé un effet spécifique mais faible. Les auteurs indiquent d’ailleurs fort justement que lorsque c’est le cas, au lieu de « s’accrocher » à une efficacité très faible, pour certains effets, à la limite du démontrable (que les tenants des médecines alternatives ne manqueront pas de monter en épingle), on ferait mieux, dans tous les cas, de se tourner vers les traitements conventionnels, plus efficaces.

Autrement dit, les médecines alternatives ont deux cents ans de retard, et sont très exactement dans la position de la médecine avant que l’on sache évaluer l’efficacité des traitements. Il est bien évident que suivre la route de la médecine conduirait purement et simplement à leur disparition, et donc qu’elles chercheront à prendre une autre voie. La voie du « mystère », ou de la « prise en compte du patient dans sa globalité », ou plus généralement, des faiblesses ou des insuffisances de la médecine… Mais S. Singh et E. Ernst nous rappellent qu’un des principaux dangers des médecines alternatives est justement le retard de soins efficaces. Par de nombreux exemples, ils montrent une vraie dangerosité des médecines dites « douces », qui finalement ne le sont pas du tout !

Bref, à la question posée par le titre, la réponse est sans appel : médecines douces ? Intox ! Les auteurs dressent d’ailleurs une liste d’une dizaine de « responsables » de cette situation parfaitement anormale. Un livre salutaire, qui devrait être lu et diffusé le plus possible, et… remboursé par la Sécu !

 source:

https://www.pseudo-sciences.org/spip.php?rubrique11

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